Bilan du Festival ALIMENTERRE 2020 en Mayenne

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Lorsqu’au printemps 2020, nous commencions à préparer la 7ème édition du Festival ALIMENTERRE en Mayenne, la première période de confinement venait de se terminer. Nous étions conscients que la période à venir serait incertaine et compliquée quand nous avons fait parvenir la sélection des films fin mai à tous nos partenaires, cinémas, lycées, associations.
Les réponses enthousiastes nous ont motivé à nous engager dans l’aventure et c’est une belle programmation qui a été bouclée début septembre : 8 films, 1 conférence, 1 exposition, 23 évènements publics, sans compter les séances scolaires.
Pour cette édition, nous étions soutenus financièrement par l’Etat (DDCSPP 53) et BIOCOOP 53, que nous tenons à remercier.
Début octobre, nous étions prêts à accueillir le public et le festival a commencé :
• Le 15 au cinéma Le Palace de Château-Gontier avec « Champ de luttes, semeurs d’utopie » de Mathilde Syre , un film hors-sélection nationale qui s’insérait bien dans les thématiques du Festival. Cette séance était co-organisée avec l’Adearm. Le public a répondu présent, Un débat a suivi avec plusieurs intervenants : Damien Brizard, secrétaire de l’Adearm , Cyrille Cochard, producteur. Dans l’échange qui a suivi, le public a exprimé son intérêt pour ce film présentant les réussites et les doutes de paysans engagés dans une agriculture paysanne. « Quelle agriculture voulons-nous ? Comment soutenir les installations ? » Terres de lien, la CIAP (Coopérative pour l’Installation en Agriculture Paysanne) ont été évoqués. Les consommateurs, leur regard sur l’agriculture, leur poids dans l’évolution de l’agriculture, ont aussi été abordés.
• Le 16, le même film était projeté au Cinéville de Laval, en présence de la réalisatrice Mathilde Syre. 42 personnes étaient présentes et ont beaucoup apprécié le film. La réalisatrice a pu expliquer sa démarche, ses engagements, les valeurs qu’elle souhaitait mettre en avant. Des personnes dans le public ont témoigné sur des expériences locales, sur les collaborations paysans/consommateurs/collectivités publiques pour une agriculture de qualité, respectueuse de l’environnement et du travail des paysans.
• Le dimanche 25 octobre, c’est une séance jeune public qui a eu lieu au Cinéma Le Trianon au Bourgneuf-la-forêt avec « La petite taupe aime la nature », programme de 4 films d’animation. L’animation avait été minutieusement préparée par CinéKa, bien adaptée à l’âge du public : animation avec plein d’objets pour le plaisir des enfants et des parents. Choix du film plébiscité par les parents et les enfants. Les ateliers et les lectures se sont déroulées dans une très belle harmonie et une parfaite écoute. Parents et enfants ont partagé un moment ensemble, autour des questions environnementales, écologiques, alimentaires... mais aussi ludique et artistique !
• Le 28 octobre, une séance jeune public de « la chouette en toque » a été maintenue au cinéma le Vox de Mayenne à la dernière minute avant le confinement.

Ensuite l’ensemble du programme public s’est arrêté brutalement suite à l’annonce de la fermeture des salles de cinéma. La soirée officielle de lancement du festival du 4 novembre a été annulée ainsi que tous les évènements de novembre. 4 classes de l’école primaire d’Hilard étaient inscrites pour les programmes « La petite taupe » et « les mals aimés », mais les cinémas avaient fermé leur porte juste avant.

Il restait les projections dans les lycées, pour lesquels c’était l’inconnu, étant donné que la rentrée coïncidait avec le début du confinement. Et ce fut un engagement formidable des professeurs, des documentalistes qui ont trouvé des solutions pour des séances en classe, ou en petits groupes.

Cet investissement et cette réactivité ont permis :
• de réaliser un travail interdisciplinaire pour 80 élèves au Lycée Rochefeuille à partir des films « Femmes de la terre » et « Recettes pour un monde meilleur », avec l’intervention d’Aline Madrid, éleveuse de brebis.

• d’organiser au Lycée Réaumur de Laval des projections : « Cacao, les enfants pris au piège » et « Keka Wongan » Il s’agissait, grâce au festival, de montrer aux étudiants de BTS SN qu’il est possible de proposer des solutions autres que celles qui ne respectent pas l’éthique et les droits humains. « Chemins de travers » : en cours de Culture générale, les étudiants ont exploité ce film avec leur professeure de lettres. La séquence portait sur les lanceurs d’alerte et la désobéissance civile, dans différents domaines dont ceux de la santé et de l’alimentation.

• d’organiser au Lycée Buron de Laval un « Festival ALIMENTERRRE Buron » par les élèves d’une classe de Bac Pro « Métiers de la relations clients », pour sensibiliser à la consommation durable et solidaire. Suite à la projection du film, a été organisée le 23/11 une journée avec un parcours de visite de différents stands associatifs : Synergies 53, Civam Bio 53, APESS, Artisans du monde, Espac’éco, accompagné d’un quizz. Projet de coopération entre deux établissements scolaires. Travail sur les notions de commerce équitable, d’engagement éco-responsable. Un journal n° Spécial Festival ALIMENTERRE est en cours de réalisation.

• d’organiser un « Mois du festival ALIMENTERRE » à l’Agricampus de Laval, avec une Présentation du festival par des élèves de terminale, 5 projections du film « Pauvres poulets » , 2 projections de « Recettes pour un monde meilleur » , 2 séances de « Femmes de la terre » suivie d’un jeu de rôle permettant la mise en évidence des inégalités, 1 exposition sur la vie quotidienne à Madagascar, visitée par 149 élèves (5 classes de seconde), les visites étaient commentées par Mme Hana Ravao, qui travaille au service entretien de l’Agricampus.

* de réussir à maintenir la Conférence de Félix Lallemand « Transition agricole et alimentaire, avons-nous le choix ? » initialement prévue dans l’amphithéâtre de l’Agricampus de Laval, et de rassembler en ligne 170 étudiants et professeurs, et un public extérieur, militants associatifs, élus locaux, etc… De plus, un enregistrement ayant été réalisé par des professeurs du lycée, de nombreuses personnes ont téléchargé le fichier.

• d’organiser également un « Mois du Festival ALIMENTERRE » pour la première fois au LMA du Haut Anjou à Château-Gontier. Le film « Femmes de la terre » a été projeté pour 10 élèves, « Pauvres poulets », bien apprécié par 210 élèves répartis dans plusieurs classes avec leurs professeurs, et « Semer, récolter, résister » pour 103 élèves.

• d’organiser pour la première fois au Lycée Ambroise Paré de Laval 2 projections dans le cadre du festival : « Kéka Wongan » pour 13 éco-délégués, dans une démarche globale visant à inscrire la communauté du lycée dans une démarche éco-responsable. Le 2ème film était « Recettes pour un monde meilleur » pour des élèves de 1ère et Terminale, suivi d’un échange avec Mickaël Lepage.

Au total, nous estimons le public touché par le festival 2020 en Mayenne supérieur à 1100 personnes, majoritairement des lycéens et étudiants. Un grand merci à tou.tes pour votre implication dans ce festival.

Merci aussi au Cinéma Le Palace qui a ajouté début décembre le film « La grâce du sillon » avec deux séances-débat en visio sur la plateforme « La 25ème heure ». 

• Et puis il y a eu la Plateforme IMAGO.TV qui a permis de créer et de suivre des évènements en visio. Voici le message de remerciement du CFSI, organisateur nation du festival :
« Le festival ALIMENTERRE vient de se terminer. Le CFSI vous remercie pour votre implication et votre enthousiasme à faire vivre le festival malgré des conditions sanitaires et matérielles difficiles.
Grâce à vous, près de 300 projections débats ont été organisées sur la plateforme IMAGO : 123 projections avec visioconférence ont permis d’échanger et de débattre avec des intervenants du monde entier ; 70 projections ont été organisées dans le cadre scolaire, où les règles sanitaires ne permettaient pas toujours les rassemblements.
Tout cela a été possible grâce à IMAGO TV, aux coordinations territoriales, aux organisations partenaires du réseau ALIMENTERRE, à l’ensemble des bénévoles, à tous ceux qui ont relayé nos communications, ainsi que grâce au soutien de Biocoop, de la Fondation Daniel et Nina Carasso, de la Fondation Léa Nature, de Vrai-Triballat et de l’Agence Française de Développement.
Vous avez fait tous preuve d’une grande disponibilité et adaptabilité tout au long de cette aventure, un grand merci de la part de l’équipe du CFSI. »
Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures !

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